DISCOURS DU MEPS Me Adama KAMARA lors de la cérémonie officielle marquant le lancement de l’année internationale pour l’élimination du travail des enfants

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Me Adama KAMARA
Ministre de l’Emploi et de la Protection Sociale
Excellence Madame Dominique OUATTARA, Première Dame de Côte d’Ivoire, Présidente du Comité National de Surveillance des Actions de Lutte contre la Traite, l’Exploitation et le Travail des Enfants, ici représentée, pour cause de force majeur liée au respect du protocole sanitaire.
Mesdames et Messieurs les Présidents d’Institution de la République ;
Madame la Ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Vice-présidente du Comité Interministériel de Lutte contre la Traite, l’Exploitation et le Travail des Enfants, Nassénéba TOURE ; chère sœur
Monsieur le Ministre de la promotion des PME, de l’Artisanat et de la Transformation du Secteur Informel
Mesdames et Messieurs les représentants de Ministres ;
Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Membres du Corps diplomatiques accrédités en Côte d’Ivoire ;
Mesdames et Messieurs les Directeurs Généraux, Directeurs Centraux et Chefs de Service ;
Mesdames et Messieurs les Représentants des Agences du Système des Nations Unies en Côte d’Ivoire ;
Madame Sophie De CONINCK, Spécialiste des Principes et Droits Fondamentaux au travail au Bureau International du Travail;
Madame Sophie LEONARD, Représentante Adjointe de l’UNICEF en Côte d’Ivoire;
Mesdames et Messieurs les membres du Comité National de Surveillance et du Comité Interministériel de Lutte contre la Traite, l’Exploitation et le Travail des Enfants ;
Monsieur le Directeur Pays de la Fondation Mondiale du Cacao ;
Mesdames et Messieurs les Représentants des industries et organisation du Cacao et du Chocolat ;
Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations professionnelles d’employeurs et de travailleurs ;
Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations Non Gouvernementales nationales et internationales ;
Honorables Guides religieux et Chefs traditionnels ;
Distingués invités, tous en vos rangs, grades et qualités ;
Chers enfants
Chers amis de la Presse Nationale et Internationale ;
Mesdames et Messieurs.
Madame la Première Dame,
Je suis honoré de participer à vos côtés à la cérémonie officielle marquant le lancement de l’Année Internationale pour l’élimination du travail des enfants ».
Permettez-moi, avant tout propos, de rendre un vibrant hommage
au Président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, votre époux, qui dès son accession à la Magistrature Suprême a fait de l’éradication du travail des enfants une priorité de l’action de son Gouvernement.
Grace à cette forte volonté politique affichée, le Gouvernement a bâti un système de gestion robuste, pour lutter efficacement contre le travail des enfants. Ce système a obtenu des résultats satisfaisants.
A vous, Madame la Première Dame, je voudrais saluer votre engagement personnel et efficace dans la lutte contre le travail des enfants dans notre pays et me réjouir des nombreux progrès accomplis dans ce domaine sous votre égide et votre leadership.
Je voudrais également vous exprimer mon infinie reconnaissance pour avoir accepté de présider la présente cérémonie. Je vous sais peinée de ne pas physiquement être avec nous. Mais, nous sommes conscients de votre engagement à nos côtés ainsi que de votre constant dévouement en faveur de la protection et du bien-être des enfants.
Merci Madame la Première Dame.
Distingués invités,
Mesdames et messieurs,
Cette cérémonie me donne l’occasion d’adresser mes chaleureuses salutations ainsi que mes vifs remerciements à tous les Ambassadeurs des pays amis ainsi qu’aux représentants des Institutions et des Organisations Internationales qui sont engagés aux côtés du Gouvernement ivoirien dans ce noble combat.
Je voudrais, en particulier, saluer et remercier Madame Anousheh KARVAR, Déléguée du Gouvernement Français auprès de l’OIT et Présidente de l’Alliance 8.7 pour les encouragements qu’elle a bien voulus nous adresser.
J’associe également à ces remerciements Monsieur Fréderic LAPEYRE, Directeur Pays du BIT; Monsieur Marc Vincent, Représentant Résident de l’UNICEF, et Madame Euphrasie Aka, Représentante Régionale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre de la Fondation I.C.I pour les appuis techniques et financiers constants de leurs agences respectives pour l’élimination du travail des enfants en Côte d’Ivoire.
Madame la première Dame,
Distingué invités, Mesdames et messieurs,
Le choix de l’année 2021, année internationale pour l’élimination du travail des enfants, est une interpellation adressée aux différents Etats, sur la nécessité d’intensifier et d’accélérer la lutte contre le travail des enfants, en vue de son élimination.
Conscient de cette nécessité, le Gouvernement a entrepris dès le début de cette année, avec l’appui de ses partenaires, le renforcement et la poursuite des projets et des programmes qui impactent durablement les causes profondes du travail des enfants.
De nombreuses campagnes de sensibilisation et de mobilisation communautaires sont menées, à cet effet, par le biais des médias et d’activités communautaires. Ces activités ont déjà été réalisées dans 61 localités de Soubré, Grand-Zatry, Buyo et M’bato et vont se poursuivre pour atteindre au moins 155 localités d’ici la fin de l’année.
Dans la même dynamique, le Gouvernement poursuit la pérennisation et l’extension progressive du Système d’Observation et de Suivi du Travail des Enfants (SOSTECI) à l’ensemble des régions de la Côte d’Ivoire.
Pour cette année, nos efforts devraient nous permettre d’installer le SOSTECI dans au moins 80 nouvelles localités dont 5 départements, 25 Sous-préfectures et 107 villages.
Enfin, ces activités s’accompagnent d’une réforme visant à renforcer les capacités des Inspecteurs du Travail pour mieux les outiller en vue de lutter efficacement contre le travail dans tous les secteurs.
Madame la Première Dame,
A ce stade de mon propos, je voudrais marquer un arrêt pour faire un plaidoyer sur un sujet de grand intérêt qui permettra d’apporter une solution structurelle à la problématique de la lutte contre le travail des enfants. Il s’agit de l’accès des agriculteurs aux mécanismes de protection sociale existant.
En effet, nous ne pouvons pas occulter le fait que le phénomène du travail des enfants a aussi une cause économique, liée notamment à la faiblesse du pouvoir d’achat de nos braves paysans et aux maigres moyens à leur disposition pour faire face à des besoins essentiels comme l’accès au soin.
Aussi, sous l’impulsion du Président de la République, la Côte d’Ivoire compte aujourd’hui de solides Institutions de Prévoyance Sociale tels que la CNAM, la CNPS et la CGRAE, avec des mécanismes appropriés et accessibles à tous, tels que la Couverture Maladie Universelle (CMU) et le Régime Social des Travailleurs Indépendants (RSTI), qui, au demeurant, sont obligatoires.
Plus de 60 ans après l’Indépendance de notre pays, il parait impérieux que, les agriculteurs, nos parents paysans, qui ont porté l’économie de notre pays puissent bénéficier de ces mécanismes.
Madame la Première Dame, votre époux, le Mozart de la finance, alors Premier Ministre, en 1993, a bataillé et obtenu la création de la Conférence Interafricaine de Prévoyance Sociale (en abrégé CIPRES) qui a renforcé la viabilité économique et financière des institutions de prévoyances sociales.
A son accession à la Magistrature Suprême, il a institué la CMU et le Régime Social des Travailleurs Indépendants (RSTI) afin d’améliorer le bien-être des populations.
Il nous revient donc, en tant que Ministre de l’Emploi et de la Protection Sociale et par ailleurs, Président du Comité Interministériel de lutte contre le travail des enfants en abrégé CIM, d’assurer l’accès de toutes les populations ivoiriennes à ces instruments protecteurs et en particulier nos parents paysans qui donnent tant à notre pays.
Madame la Première Dame, je voudrais donc vous engager à nos côtés dans cette ambition, de permettre aux agriculteurs de bénéficier désormais d’une assurance maladie et d’une retraite, car :
– un paysan qui peut se soigner plus aisément, se fera moins souvent remplacé par ses enfants dans les champs ;
– un paysan qui bénéficie d’une pension de retraite, pourra subvenir aux besoins de sa famille et n’exigera pas de ses enfants et des enfants des autres de le remplacer dans les travaux champêtres.
Au vu de tout cela, et connaissant votre engagement pour la cause des enfants de Côte d’Ivoire, pour qui vous êtes une véritable mère, je voudrais pouvoir bénéficier de votre appui et de votre engagement à nos côtés, afin qu’au soir du 31 décembre 2021, dans son discours à la nation, Son Excellence Monsieur le Président de la République, puisse annoncer que désormais les agriculteurs ivoiriens jouissent effectivement d’un statut social reconnu leur permettant d’avoir accès à une retraite, comme celle des fonctionnaires, et à une assurance maladie comme tout citoyen d’une nation dont on peut être fier .
Tel est notre plaidoyer Madame la Première Dame et nous sommes convaincus que votre soutien ne nous fera pas défaut pour la mise en œuvre de ce noble objectif.
Chers amis grands exportateurs, chers amis industriels du cacao et chers PTF, je voudrais aussi compter sur vous pour la réalisation de ce noble objectif surtout que pour le cacao, le coût de sa réalisation dans la chaîne de valeur de cette spéculation est assez modeste.
Nous le pouvons et nous le devons à nos braves paysans, pour l’atteinte des objectifs de développement durable afin d’augmenter notre quantité de cacao conforme aux standards de productions internationaux.
En liaison avec le Ministre d’Etat, Ministre de l’Agriculture, un groupe de travail a été mis en place par arrêté interministériel. Ledit groupe a pour mission d’identifier toutes les actions nécessaires pour faire bénéficier aux paysans du dispositif de protection sociale en vigueur.
Ce processus permettra à terme, à plus de 5 millions de paysans (i) de se soigner correctement à travers la Couverture Maladie Universelle (CMU) ; (ii) de constituer une épargne à consommation différée dont ils pourront jouir en cas de suspension d’activité ou à la retraite à travers le régime social des travailleurs indépendants (RSTI) (iii) et de bénéficier, pour le cas spécifique des femmes agricultrices en grossesse, de revenus durant leur période de maternité, pendant environ 3 mois, toujours à travers le RSTI et , avec votre permission , permettez-moi de dire que cela sera une première !!!!!
Cette ambition concerne les agriculteurs de toutes les spéculations menacées du fait du travail des enfants.
Distingués invités,
Mesdames et messieurs,
Face au défi de l’éradication du travail des enfants, il me parait fondamental de renforcer nos efforts conjoints dans un cadre inclusif et coordonné, afin de mener des programmes capables d’opérer des transformations structurelles du secteur de l’économie informelle et du monde rural.
Je saisis donc l’occasion de la présente cérémonie pour en appeler à notre responsabilité collective face à ce fléau et j’exhorte, l’ensemble des populations vivant en Côte d’Ivoire, à mettre au centre de leurs préoccupations, le bien-être et l’intérêt supérieur de nos chers enfants.
C’est sur ces mots que je voudrais clore mon propos et réitérer mes remerciements à Madame Dominique OUATTARA, Première Dame de Côte d’Ivoire, notre Championne de la Lutte contre le Travail des Enfants, pour sa constante implication ainsi qu’à vous tous ici présents.
Ensemble, agissons maintenant plus que jamais, pour une Côte d’Ivoire sans travail des enfants !
Je vous remercie.
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